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Cameroun - Yaoundé - Jubilé Foyer de l'Espérance

« Par le don de nos vies, nous voulons contribuer à l'émergence d'un ordre plus juste en Afrique par la solidarité avec les plus déshumanisés et les plus vulnérables de la société, et par la promotion ou l'accompagnement des initiatives porteuses d'espérance. »

P.A.O, Projet Apostolique 2012-2022, 5. Notre manière de procéder.

« FOYER DE L'ESPERANCE DE YAOUNDE ». 1977-2012. La présence de l'Église auprès de la jeunesse en difficultés dans la ville de Yaoundé (enfants et jeunes de la rue et de la prison de Yaoundé) est un signe de la présence du Christ pauvre auprès des plus vulnérables. Cette oeuvre, initiée par Yves Lescane, (Fr. Yves Lescanne, religieux de la congrégation des "Petits frères de l'évangile", est nommé par l'archevêque Mgr. Jean Zoa, aumônier du quartier des mineurs de la Prison Centrale de Yaoundé).a évolué au fil des ans et s'est diversifiée en plusieurs pôles : le Centre d'Écoute de Mvan ; La Maison Frère Yves pour l'accueil des jeunes garçons de 10 à 17 ans ; Le Foyer de l'Arche de Noé, dont l'objectif est la réinsertion familiale et sociale de ces jeunes. Le Foyer collabore aussi avec le Centre Socio-éducatif de la Prison Centrale de Yaoundé.

A l'occasion de cet anniversaire, nous avons voulu lancer une campagne publicitaire qui avait un double but :
Présenter à la société camerounaise un visage des enfants de la rue et des mineurs de la prison, au-delà des clichés trop simplistes de notre société.

Faire connaître l'oeuvre du Foyer de l'Espérance en vue de redynamiser l'association « Amis du Foyer de l'Espérance » et de diversifier ainsi nos sources de financement, en nous appuyant beaucoup plus sur le Cameroun.
Pour cela, nous sommes passés deux fois à la CRTV (Télévision Nationale) et à Canal 2, et dans d'autres chaînes radio et télé de moindre importance. En outre, deux journaux nationaux ont fait des reportages sur le Foyer. De nôtre côté, nous avons organisé trois grands rassemblements sur le thème : « Les enfants de la rue sont partout, nous sommes tous concernés : ensemble agissons ! » Ces rencontres se sont tenues dans la salle Henri Vieter de Mvolyé, au Centre Jean XXIII et à l'amphithéâtre du campus de Nkolbisson de l'Université Catholique. Les conférenciers, les enfants et les éducateurs y ont accueilli les participants avec deux conférences sur les enfants de la rue et la situation des mineurs de la prison, un spectacle de jonglerie donné par les enfants, une exposition de réalisations artisanales, la projection d'un documentaire, une conférence de presse et, pour finir, le partage d'une boisson de l'amitié avec tous les participants.

Tout cela a été très beau et les enfants étaient radieux quand les spectateurs se levaient en masse pour applaudir leur jonglerie, les mimes, et les pyramides humaines qu'ils étaient capables de former... mais les résultats, du point de vue économique, n'ont pas été brillants et l'association « Amis du Foyer » continue à être embryonnaire... Faudrait-t-il changer de technique d'approche ? Il est urgent d'agir puisque la crise économique en Europe, d'où viennent nos principales sources de financement, se fait sentir très fortement

L'effort commencé il y a quelques années pour offrir une formation technique ou générale aux enfants qui sont passés au Foyer commence à donner quelques fruits. En 2012, deux jeunes ont fini leur formation professionnelle, l'un en menuiserie et l'autre en tôlerie ; deux autres ont eu leur Probatoire technique en comptabilité et préparent leur Bac. Au niveau universitaire, l'un des jeunes a eu sa Licence en Sciences Économiques, un autre a fini le premier cycle de l'ENS et il a déjà son affectation comme enseignant, et un troisième attend la date de la soutenance de son mémoire de Master 2.
Beaucoup d'associations de tout type viennent nous rendre visite et faire des dons ; des jeunes universitaires et des religieuses et religieux en formation nous sollicitent en vue de faire des stages dans les différentes structures du Foyer ; certains nous accompagnent dans nos visites dans la rue à la rencontre des enfants « nangamboko » parce qu'ils voudraient connaître de près la réalité de ces enfants.
La collaboration avec les autorités de la prison est bonne et nous souhaitons pouvoir aller de l'avant, par exemple, en reprenant les sorties de mercredi avec quelques mineurs vers le foyer de l'Arche où ils pouvaient passer une matinée en semi-liberté. Celle avec notre Ministère de tutelle est aussi facile quand il s'agit de faire des réunions ou de beaux discours, beaucoup plus compliquée quand il est question de collaboration bien précise où il faut agir... Le « manque de moyens » est souvent évoqué...
Et nos difficultés ? Elles sont multiples et énormes !
Certains jeunes qui ne réussissent pas leur réinsertion, nous les retrouvons dans la rue et parfois à la prison.
Le quartier des mineurs de la prison Centrale est hyper rempli, (autour de 230 en décembre 2012) avec 85% de prévenus, qui peuvent passer plusieurs mois, parfois plusieurs années, en attente d'être jugés.

La constitution des dossiers de mineurs de la prison qui doivent présenter les examens d'État (CEP, BEPC, Probatoire, BAC), devient de plus en plus difficile et il faut dire que personne ne nous facilite la tâche ni du point de vue financier, ni du point de vue administratif.
Notre dossier pour la reconnaissance du Foyer de l'Espérance comme Œuvre Sociale d'Intérêt Public avance difficilement. Nous ne savons pas qui aurait intérêt à le faire disparaître. Il y a cinq ans, à l'occasion du 30ème anniversaire du Foyer, nous avions introduit le dossier par le biais du Minas (Ministère des Affaires Sociales), mais il a été englouti ou séquestré dans les méandres impénétrables de ce Ministère...

Notre financement se fait de plus en plus difficile. La crise économique européenne commence à avoir de conséquences graves pour nos activités. La réponse locale, pour le moment, n'est pas celle que nous avions attendue. Serons-nous obligés de commencer à réduire nos activités afin de ne pas disparaître ?
35 ans d'existence est un exploit ! Pendant cette période, le Foyer de l'Espérance a traversé des crises et des orages de toute sorte, venant de l'extérieur, et parfois aussi nés à l'intérieur de sa propre structure. Si notre nom est ESPERANCE, serions-nous capables de la perdre ?

P. Alfonso Ruiz Marrodán, sj

COMMENT NOUS AIDER?

Nous voudrions mettre en premier lieu l'aide financière pour couvrir les frais de l'ensemble du Foyer de l'Espérance, garantissant ainsi la continuité de ses projets, soit par un don ponctuel, soit par un ordre permanent de virement à notre Institution.

Votre subside peut être affecté à un projet qui suscite un intérêt spécial de votre part. Si vous faites partie d'une entreprise ou d'une autre organisation sensibilisée à la responsabilicé sociale, nous pouvons envisager avec vous les formes les plus appropriées de collaboration.

Nous vous proposons divers autres modes de collaboration:

  • vous engager comme volontaire dans un de nos foyers ou dans la rue
  • chercher à connaître le vécu des enfants de la rue et des enfants emprisonnés
  • faire connaître nos projets autour de vous
  • contribuer à notre fonctionnement par vos dons : nourriture, médicaments, vêtements, souliers, matériel scolaire...

http://www.foyeresperance.org

http://www.omcfaa.org/faire-un-don.php

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