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Prier avec les réfugiés en Thaïlande: l'accompagnement est la pierre d'angle du service

Prier avec les réfugiés en Thaïlande: l'accompagnement est la pierre d'angle du service

J'ai été vraiment impressionné par les soins et le dévouement des membres de l'équipe JRS que j'ai rencontrés. Tandis que je connaissais les aspects généraux de l'oeuvre du JRS dans la région, j'ai aussi été surpris de connaître exactement qui nous servons là: les Afghans sont nos principaux centres de préoccupation en Indonésie : il y a des Erythréens au Cambodge et il semble que le monde entier soit venu en Thaïlande. Des réfugiés Karenni et Karen viennent du Myanmar et vivent dans des camps, des Pakistanais et des Somaliens vivent à Bangkok.

Comme d'habitude, entendre des histoires de réfugiés est émouvant et stimulant la réponse. En tant que directeur du JRS, j'ai le privilège d'entendre des histoires du monde entier, et je suis constamment stupéfait de la foi et du courage des personnes que je rencontre. Dans la région, j'ai aussi appris quelque chose sur moi-même.

J'ai eu le plaisir de parler avec des hommes et avec des femmes qui sont optimistes: des personnes qui savent que la route plus loin est aussi difficile que la route qu'ils ont déjà prise et trouvent l'espoir de se déplacer plus loin. J'ai rencontré beaucoup de ces personnes: une famille afghane espérant pouvoir aller aux Etats-Unis, des leaders Karenni envisageant un retour au Myanmar; deux femmes pakistanaises avec confiance pleine d'optimisme au sujet du futur, même si leurs attentes pour un entretien concernant le statut de réfugiés était mesurée en années et non en mois.

Mais tous les réfugiés n'ont pas tant de chance ni d'optimistes. J'ai rencontré un Iranien dont la demande de statut de réfugié a été refusée; la profondeur de sa préoccupation et de sa confusion n'était pas facile à surmonter. Tandis que je rencontrais plusieurs Afghans qui devenaient excellents connaisseurs d'anglais et étaient contents d'être en Indonésie. J'ai aussi rencontré un réfugié enseignant d'anglais pour qui la route est dure et l'attente prolongée difficile à supporter. J'ai senti le temps difficile qu'il traversait et savais que probablement nous ne décrirons pas un tel moment difficile sur notre site web. En fin de compte: je me suis senti présent à toutes les histoires que j'ai entendues et j'ai redécouvert la grâce de marcher à travers des espace sombres.

Au JRS, l'accompagnement est la pierre de touche de ce que nous faisons. En marchant avec des femmes et des hommes réfugiés ou déplacés nous tissons des liens qui nous nourrissent tous. Nous apprenons aussi que chaque histoire de réfugié est différente et toutes les histoires émeuvent où, et combien vite, combien facilement nous le souhaitons. En ce sens, nous accompagnons le mystère pascal vécu en notre temps. Tandis que le moment de la résurrections est souvent inconnu, nous avons foi qu'il arrivera, que ce soit dur ou facile de l'attendre.

Père Thomas H Smolich SJ, Directeur international du JRS

Source : JRS International

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