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Syrie - Evacuation des Civils à Homs

Les habitants de Homs ont soif de mener une vie normale, déclare un jésuite hollandais 

Trois mille Syriens pris au piège dans la vieille ville de Homs assiégés depuis deux ans et subissant un blocus alimentaire, peuvent finalement être secourus après qu'un accord ait été obtenu entre les forces d'opposition et le gouvernement au cours des pourparlers jeudi à Genève II. Après deux semaines, les négociations semblent avoir porté quelque fruit : un accord tenant compte "d'une pause humanitaire" dans Homs.

Durant le week-end, l'ONU a évacué des centaines de civils voulant quitter la zone assiégée de Homs et a distribué, avec l'aide du Croissant-rouge syrien, l'aide alimentaire et médicale humanitaire. La fragilité de cet accord est devenue évidente, selon un officiel du Croissant-rouge syrien, des tirs d'obus de mortier sporadiques et des coups de feu ont été entendus alors que se poursuivaient les opérations de L'ONU.

Le P. Frans van der Lugt, jésuite hollandais, Supérieur de la résidence à Homs a dit qu'il resterait dans la ville en solidarité avec ceux qui souhaitaient y rester. Selon le père, de nombreux habitants de la vieille ville sont réduits à la famine.

Quelques jours seulement avant que l'accord ne soit conclu, le jésuite a dit, "les syriens sont très patients et peuvent vivre avec très peu de choses. Mais s'il n'y a plus rien de disponible comment vivront-ils ? Nous aimons la vie; nous ne voulons pas nous noyer dans une mer de douleur et de mort".

Le Directeur International du Service Jésuite des Réfugiés, Peter Balleis sj, décrit ce développement comme extrêmement positif; mais il regrette profondément le degré de famine auquel on est arrivé, et la mort qui a déjà affecté la population partout en Syrie.

"Les visages des gens dans les rues sont marqués et livides, ils sont amaigris et ont perdu leurs forces", a ajouté le P. Frans.

"Les bombardements et les combats dans la vieille ville de Homs persistent. Auparavant la nourriture était introduite dans la ville via des tunnels souterrains, la plupart des personnes se nourrissaient seulement de lentilles et d'eau qu' ils pouvaient se procurer à partir des puits, ou de la nourriture récupérée dans les maisons abandonnées", a déclaré le Chargé de Communication JRS du Moyen-Orient.

Dialogue interreligieux

Etant en Syrie depuis plus de 50 ans le Père Frans est bien connu de la population de Homs. Il a fondé le Centre AL ARD (<http://www.omcfaa.org/article.php?id=50>) dans la campagne de Homs. C'était un Centre de dialogue entre personnes de religion et de condition sociale différentes. Le Centre a aussi réuni des personnes handicapées. Début 2011, le Père Général des Jésuites, Adolfo Nicolàs, lors de son voyage en Syrie est passé à Al Ard.

Dès le début du conflit, les jésuites de Homs ont aidé les familles de toute confession.

Le P. Frans, arrivé en Syrie en 1966, a toujours oeuvré pour rassembler les syriens de toutes conditions et de toute religion et encourager le dialogue entre eux; son expression favorite était "toujours en avant". « Je ne vois pas des Musulmans ou des Chrétiens, je ne vois que des êtres humains. Je suis le seul prêtre et le seul étranger ici, mais je ne me sens pas étranger. Je suis le responsable du monastère. Comment puis-je le quitter, comment puis-je partir ? C'est impossible. Si le peuple syrien souffre maintenant, je peux aussi partager leur douleur et leurs problèmes ». ... Être avec eux, leur donner une certaine consolation.." lui permet "de résister à cette douleur épouvantable".

L'intelligence humaine. 

Le Père Frans continue de rencontrer la population, jeunes et vieux. Tous ont souffert de malnutrition et de faim persistante tandis que les négociations politiques, un continent plus loin, se poursuivent .

Le Père a ouvert les portes du monastère pour accueillir des familles musulmanes et chrétiennes dont les maisons ont été détruites.

"Après que l'aide alimentaire ait été apportée et les blessures soignées, pour ceux qui sont restés coincés dans Homs, la situation reste fragile et la sécurité dans Homs n'est toujours pas assurée. A noter que la vieille ville de Homs est l' une parmi des douzaines d'autres assiégées en Syrie", dit un membre du personnel International du JRS.

La crise syrienne doit être considérée par les leaders du monde dans son ensemble pour arrêter le conflit qui a tué plus de 130 000 personnes et en a déplacé sept millions.

Selon le Père Frans, ce qui manque vraiment aux responsables est de comprendre humainement ce que vivent ceux qui sont encore dans le pays.

"Ils parlent et se rencontrent dans des restaurants et des hôtels, mais ce que nous vivons ici est très différent. Ils nous parlent, mais ils ne vivent pas avec nous. Ils parlent de nous, mais ne voient que leur propre intérêt".

« Le problème de Homs ne se résume pas seulement au manque de nourriture et de soins, mais aussi "du goût pour mener une vie normale".

"L'être humain n'est pas juste un estomac, mais aussi un coeur et un être de relations" 

Frans van der Lugt sj
- Voir plus à : http: // en.jrs.net/news_detail ? TN=NEWS-20140210031936*STHASH

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