Une page d'histoire

La Mission du Kiang-Nan en Chine (région de Shanghaï) a été fondée en 1841 par trois jésuites de la Province de France. Dans le cadre des conventions Berthémy-Gérard de 1865 et 1895, les autorités chinoises et l'État français reconnaissaient la personnalité civile de la Mission catholique. Les œuvres de la Mission, d'ordre exclusivement religieux et charitable, purent ainsi se développer largement, notamment à Shanghaï : orphelinat, hôpital, église, collège, et la fameuse Université Aurore…

En 1923, la Mission catholique de Shanghaï chercha à être reconnue en France comme établissement d'utilité publique, de façon à avoir un statut juridique solide et à pouvoir recevoir des dons. Elle fut largement dotée par Madame de Brigode et reconnue comme Fondation par décret du 16 janvier 1926 signé par le Président Doumergue et les ministres Chautemps et Briand : la Fondation de Shangaï. A la suite de l'expulsion des jésuites étrangers par la nouvelle République Populaire de Chine, la Fondation a élargi son champ d'action à d'autres pays : Par décret du 23 mai 1960 signé par Michel Debré, Premier Ministre, l'article premier des statuts fut modifié : l'aide de la Fondation pouvait s'étendre à toute autre activité culturelle et sociale des missionnaires français en Asie et en Afrique. C'est ainsi qu'aujourd'hui des aides financières peuvent être attribuées à des institutions et des organismes variés : collèges, universités, maisons d'édition, centres sociaux et médicaux animés par des jésuites français (une centaine).

Bien des pays sont concernés en Afrique de l'Ouest, au Maghreb, à Madagascar, au Proche-Orient, en Inde et en Extrême-Orient… L'intégralité des sommes reçues sont envoyées aux destinations indiquées par les donateurs : La Fondation en a toujours fait son point d'honneur.