Souvenirs

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Le Père Philippe Dubin sj

Le 18/09/2009

Le Père Philippe Dubin sj
"En Philippe, j'ai toujours trouvé un compagnon ouvert et tourné vers les autres. Son expérience d'exercice d'importantes responsabilités dans deux autres institutions en Afrique (Côte d'Ivoire et Tchad) fut pour moi d'un grand enrichissement. Depuis 1990 il a mis son énergie et son savoir principalement au service de l'UCAC et de tous ceux qui travaillaient en son sein. C'était pour lui autant un service d'Eglise qu'un service pour les familles et les jeunes d'Afrique, principalement des six pays pour lesquels l'UCAC fut fondée. J'en rends grâces à Dieu et je m'unis à votre prière.
Bernard CHANDON-MOET, sj"
Nouvelles de la PAO N° 226 10 novembre 2009

 

Le Père Philippe Dubin s'est éteint ce vendredi 18 septembre 2009 à Paris.
Né le 13 août 1934 il a servi toute sa vie en terre africaine.
Prions pour lui.

Philippe était né à Paris en 1934, au sein d'une famille chrétienne. Son père, ingénieur de l'Ecole Centrale, était un homme très cultivé, passionné d'égyptologie. Sa sœur Bernadette, aujourd'hui décédée, pianiste, lui avait communiqué le goût très vif de la musique. Après ses études secondaires et une préparation à Ste Geneviève, Philippe intègre l'école polytechnique. Rentré en 1958 au noviciat de la Compagnie de Jésus à St Martin d'Ablois, il suivit le cursus classique : philosophie à Vals (1959-61), puis théologie à Fourvière (1963-67).

C'est lors de sa régence au Collège de Libermann de Douala (1961-63) comme professeur de mathématiques et de chimie qu'il découvrit l'Afrique où, après son 3ème an (1970-71) il devait servir tout le reste de sa vie, et d'abord à l'Institut africain pour le développement économique et social (1981-84) où il assura la charge de directeur de la branche formation de l'Inades. Ce travail auprès des paysans allait le marquer toute sa vie. Combien de fois ne l'ai-je pas entendu prendre la défense de ces grands oubliés du développement et souligner les capacités dont ils faisaient preuve malgré leurs conditions de vie si difficiles.

L'Inades avec ses implantations dans de nombreux pays africains permit à Philippe de sillonner le continent et d'acquérir une compétence reconnue en matière de développement rural en même temps qu'une connaissance fine des régions parcourues.

Muni de cette expérience précieuse, il est appelé au Tchad où il sera de 1985 à 1990 Directeur général du Centre d'Etudes et de Formation pour le Développement. L'une de ses réalisations sera la construction avec un architecte suisse de la bibliothèque du Cefod, réalisée en matériaux du pays.

A partir de 1990, Philippe participe à la création, avec Denis Maugenest, de l'Université Catholique de Yaoundé, puis est nommé professeur de la jeune Faculté de Sciences Sociales et de Gestion. On lui doit notamment le développement de la partie gestion de cette Faculté dont il deviendra le vice-doyen.

Sa santé chancelante le conduit à ralentir ses activités. Mais, même fatigué, il demeurait soucieux du devenir de l'Université, ainsi que le montre le rapport qu'il avait rédigé à l'intention du Recteur sur ce sujet.

Au Cameroun, comme auparavant en Côte d'Ivoire et au Tchad, Philippe a beaucoup travaillé et manifesté la volonté de service qui l'animait. En même temps tout au long de son parcours en terre africaine, il n'a jamais cessé de déployer son sens des contacts et de tisser des liens d'amitié.

C'est un homme de fidélité et de devoir auquel nous disons à Dieu ce matin.

 

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