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À Abidjan, la JEC s'engage dans l'alphabétisation de jeunes déscolarisés

À Abidjan, la JEC s'engage dans l'alphabétisation de jeunes déscolarisés

300 membres de la Jeunesse étudiante catholique (JEC) d'Abidjan ont organisé, samedi 28 avril, une journée diocésaine, à l'Université Nangui-Abrogoua d'Abobo-Adjamé, dans le nord d'Abidjan.

À cette occasion, une quarantaine de membres de l'association se sont publiquement engagés comme volontaires auprès des apprentis de l'Action Sociale en Milieu Urbain (ASMU), une structure que soutient l'OMCFAA, pour l'alphabétisation de jeunes déscolarisés.

Créée en 1985 par les jésuites, l'ASMU vient en aide, chaque année, à des centaines d'adolescents déscolarisés en leur offrant une formation qualifiante dans les métiers de l'artisanat : couture, peinture, mécanique-auto, climatisation, cuisine et pâtisserie. Ces jeunes y apprennent également à lire, écrire et calculer avec le concours de volontaires de la JEC.

Des centaines de jeunes alphabétisés chaque année

En 2017, l'ASMU a accueilli 100 adolescents venant de la commune Cocody et 350 de celle d'Abobo. Ils ont bénéficié des cours d'alphabétisation donnés par des étudiants de la JEC du Centre de recherche et d'action pour la paix (CERAP), dont dépend l'ASMU.

Soeur Martine Patron, religieuse xavière et directrice de la structure, a chaleureusement félicité les volontaires et invité les autres jeunes à s'engager parce que « les petits gestes ou actes contribuent à la sainteté ordinaire ».

Les étudiants désireux d'être encadreurs reçoivent au préalable des séances de formation en alphabétisation dispensées par la Direction de l'alphabétisation et de l'éducation non formelle du ministère de l'éducation nationale.

Pourquoi devenir volontaires ?

Fiers de leur engagement auprès de jeunes défavorisés, les volontaires ont expliqué leurs motivations. « Au début, j'ai vu mes responsables dispenser des cours mais mon emploi du temps à l'université ne me permettait pas de m'engager, a témoigné Anderson Konan, volontaire et étudiant en master de production animale, à l'Université Nangui-Abrogoua. En master, je me suis décidé à m'engager pour aider ceux qui n'ont pas eu la chance comme moi d'aller à l'école. » Pour Désirée Grouto, une autre étudiante, cet engagement est un défi à relever « afin de leur permettre de savoir lire et écrire ».

Promotion de la non-violence

Au cours de cette journée diocésaine, la JEC s'est par ailleurs engagée à lutter contre les violences dans les écoles et universités. « Le credo de notre mouvement est de mener des actions pour lutter contre les maux qui minent les écoles et universités de Côte d'Ivoire. C'est dans cette logique que nous avons choisi l'université Nangui-Abrogoua pour sensibiliser les élèves et étudiants sur le thème de la violence dans les écoles », a expliqué Jean Richard Brou Yao, responsable diocésain du mouvement à Abidjan.

La JEC compte également associer à cette initiative les autres organisations estudiantines confessionnelles. Pour joindre l'acte à la parole, des pancartes de sensibilisation sur la paix et la non-violence ont été installées dans les différentes artères de l'université Nangui-Abrogoua.

> Source : La Croix Africa

> Photo : ©  Magloire Madjessou

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